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Publié par Yvan Catel

"Nouvelle époque du journalisme: adieu au mainstream"
Ci dessous une série d'articles courts mais édifiants sur le mensonge des Médias occidentaux. à ne pas manquer !

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Le forum "Nouvelle ère du journalisme: adieu aux grands médias internationaux" a démarré à Moscou le lundi 6 juin. Des experts des médias de 30 pays, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Inde, la Chine, l'Egypte, l'Arménie analysent les tendances des médias et les développements de l'époque dite post-mainstream.

Des experts russes et étrangers se sont réunis pour discuter des tendances actuelles dans les médias et des traits caractéristiques de cette époque pour tenter de pénétrer la dynamique de son développement.

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Le président russe Vladimir Poutine est persuadé que la fonction première des médias est de relayer une information objective et crédible, les autorités ayant l’obligation de soutenir sa diffusion, a-t-il déclaré le 7 juin lors du forum "Nouvelle époque du journalisme: adieu au mainstream".

"Qu'est-ce que le journalisme aujourd'hui? Dans le fond, il se distingue peu de ce qu'il a été hier: c'est la recherche de la vérité", a déclaré le chef de l’Etat russe lors du forum.

Selon Vladimir Poutine, "dans le monde contemporain, où les technologies de l'information se développent à un rythme aussi effréné, la vérité et la bonne foi de l’information, ainsi que l'objectivité de l'information restent toujours cruciales".

"Evidemment, pour les dirigeants de tous les pays du monde il est important d'assurer la liberté de diffusion de l'information", a souligné le président russe.

"Il est inadmissible que, quand une information plait à certains dirigeants, il faille la défendre et parler de liberté de diffusion de l'information, de liberté de la presse, et quand quelque chose ne plaît pas à ces mêmes personnes, on taxe cette information de propagande, peu importe à qui elle bénéficie, qui sert certains groupes politiques ou les intérêts de certains pays".

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Le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, estime que la société Google est proche du gouvernement américain, et s'affiche d'ailleurs comme un allié proche de la candidate à la présidentielle américaine du Parti démocrate Hillary Clinton.

"Google contrôle 50% du marché des smartphones, et lorsqu'on contrôle l'appareil dont se servent les utilisateurs, on contrôle les utilisateurs", a déclaré M. Assange intervenant au forum médiatique international à Moscou par vidéoconférence depuis l'ambassade d'Equateur à Londres.

"D'abord Google a eu un contrat avec le gouvernement d'Obama, les hauts responsables de la compagnie rendaient visites à la Maison Blanche chaque semaine pendant les quatre dernières années. Et maintenant Google est directement impliqué dans la campagne présidentielle d'Hillary Clinton", a-t-il mis en exergue.

Eric Schmidt, l'ancien directeur de Google, a pris la tête de l'entreprise élaborant l'accompagnement digital pour la campagne de Mme Clinton, et est à la fois co-président du comité d'innovations du Pentagone.

"Google profite du département d'Etat et vice versa. Il s'agit d'une intégration mutuelle à plusieurs niveaux", a expliqué le fondateur de WikiLeaks.

Concernant les médias internationaux, le problème de la non objectivité est un fléau répandu presqu'à l'échelle globale.

"Certes, les médias fédéraux russes sont parfois non objectifs, mais la même chose peut être dite par rapport à la BBC et aux autres chaînes occidentales", a dit M. Assange. "Elles sont contraintes de faire leur choix: d'un côté, elles sont financées et doivent rendre compte (au gouvernement, ndlr), et de l'autre, elles doivent élargir l'audience".

Dans les années 1990 et 2000, on a vu le point de vue des Etats-Unis dominer l'espace médiatique international, mais aujourd'hui la situation est sur le point de changer, a-t-il résumé.

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La nomination de l'ancien premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen secrétaire général de l'Otan en 2009 n'a pas été anodine et a été précédée par un accord secret avec la Turquie et les Etats-Unis.

En 2009, Wikileaks a rendu publics de multiples documents confidentiels révélant qu'un accord secret entre Copenhague et Ankara, approuvé par le président américain Barack Obama, avait assuré que le gouvernement turc soutiendrait l'ancien premier ministre danois dans sa voie vers le poste de secrétaire général de l'Otan, en échange de clore la chaîne kurde Roj TV fonctionnant au Danemark, a signalé le fondateur de la plateforme Julian Assange lors du forum médiatique international à Moscou.

"Un accord secret a été conclu entre la Turquie, M. Obama et le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen de sorte qu'il puisse devenir secrétaire générale de l'Otan en échange de la fermeture de la chaîne Roj TV", a affirmé mardi M. Assange par vidéoconférence depuis l'ambassade d'Equateur à Londres.

En 2012, la chaîne de télévision kurde Roj TV, fonctionnant au Danemark et diffusant des émissions en Turquie, a été accusée d'être liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qualifié de groupe terroriste par Ankara. Ainsi, la chaîne a écopé une amende de 900.000 dollars et a été obligée de changer de fournisseur satellite.

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Mardi, Vladimir Poutine a rencontré le journaliste allemand Hubert Seipel, auteur du livre "Poutine: la logique du pouvoir". Dans un entretien à Sputnik, M.Seipel parle de l'image du président russe diabolisée délibérément par l'Occident.

Depuis quelques années, l'image de M. Poutine en Occident est devenue une projection géante du mal: peu importe ce qui se passe en Russie, la faute revient toujours à Vladimir Poutine, a expliqué à Sputnik le journaliste allemand.

"Nous devons nous éloigner de cette image et déterminer le problème central: les intérêts. Après tout, des intérêts différents et très spécifiques sont derrière tout ça", a-t-il souligné.

Le modèle politique de l'"empire du mal" impliquant une division en bons et mauvais, noir et blanc, "avec nous ou contre nous" existait depuis longtemps, selon M.Seipel, cependant, le développement de la Russie, après l'effondrement de l'URSS, s'est passé différemment que ce que l'Occident voulait. La Russie a choisi son chemin en raison de son contexte historique particulier.

"En bref, si vos attentes ne sont pas satisfaites, parce qu'il y a d'autres intérêts (…), vous êtes déçu et arrivent des conflits", a fait valoir l'écrivain.

D'après lui, c'est l'une des raisons pour lesquelles l'attention occidentale a été concentrée sur une seule personne.

"Une personne qui occupe toujours son poste bien que l'Occident veuille depuis longtemps que Poutine, pour ainsi dire, démissionne en tant que président. Mais ce n'est que leurs attentes, après tout, c'est la Russie qui prend la décision à cet égard", a-t-il conclu.

Le livre "Poutine: la logique du pouvoir" est basé sur de nombreuses rencontres personnelles, en tête-à-tête et en déplacements conjoints, du journaliste allemand et du dirigeant russe.

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Et pour finir cet article passionnant qui démontre encore une fois preuves à l'appui le mensonge éhonté de ces journaleux qui préfèrent sacrifier leur métier et tromper l'opinion, en bons chiens de garde dociles de l'oligarchie (source : http://www.legrandsoir.info/).

1 - Le Xinjiang tel que nos médias ne vous le raconteront pas

Maxime VIVAS
Dans quelque pays que j’aille, s’il est dans le collimateur des USA, je constate sans trop de mal que ce qu’on nous en dit, ce qu’on nous martèle jusqu’à en faire une vérité incontestable, une évidence, est largement faux.
Un certain découragement vous vient quand surgit cette certitude : le rétablissement de la vérité sera lu comme un parti pris, comme l’exposé d’une autre opinion, un autre point de vue pas plus honorable que celui dont il prend le contre-pied.
Fatigue.
Mais voila que me dope la devise du Grand Soir :

« Informer n’est pas une liberté pour la presse mais un devoir ».

Le devoir, donc.
Je rentre d’un voyage éprouvant dans une région chinoise, chaude et aride, peu connue par les Français, dont le nom de la capitale ne dira rien à 90 % des téléspectateurs de TF1 qui se croient assez bien informés pour vous apprendre que les Chinois mangent du chien et fabriquent des nems, deux informations fausses, mais laissons.
C’était un voyage d’étude journalistique organisé et qui regroupait 40 journalistes de 20 nationalités : Japon, Grande-Bretagne, Russie, Canada, Thaïlande, Kirghizistan, Pakistan, Kazakhstan, Pays-bas, Arabie saoudite, Indonésie, Malaisie, Belgique, Australie, Afghanistan, Iran, Turquie, France…
Vous allez dire : « Ils t’ont montré ce qu’ils ont voulu ».
Mais comment donc ! C’est vrai. Pourquoi nous auraient-ils montré ce que le Monde, Libération, l’Obs auraient voulu ?
Dans toutes les endroits que nous avons visités, les lycées, écoles coranique, école de danse, les maisons, les serres, un site d’information Internet en six langues, des ateliers d’artistes, une usine de fabrication de friandises, une usine de fabrication d’éoliennes, un théâtre, une ferme, une usine de broderie automatique, etc., les gens étaient bien endimanchés et les lieux bien propres. Idem pour l’immense mosquée Id Kah à Kashgar, la plus grande mosquée de Chine qui peut recevoir 10 000 fidèles (Notre-Dame de Paris peut en accueillir 9 000).
Vous ne faites pas le ménage avant de recevoir des invités, vous ? Vous ne leur servez pas des plats qui ne sont pas votre ordinaire ? La prof fait-elle un cours comme à l’accoutumée quand l’Inspecteur d’Académie est là ? N’a-t-elle pas placé le meilleur élève au premier rang, le cancre au fond, les deux dûment chapitrés sur leur comportement attendu ? La clinquante usine de Trifouilly-lez-Oies, visitée par des autorités (ou un acheteur éventuel) n’était-elle pas un peu sale la veille, comme elle le sera le lendemain ? Ma sœur ne se maquille-t-elle pas avant de partir en boite ? Vous rendez-vous à un entretien d’embauche en jogging et en tongs ? Avez-vous déjà eu l’idée de vendre une voiture couverte de boue ?

Quelqu’un est-il dupe de cela ?

« Les Chinois sont des hommes comme les autres » (1). Ce que l’on sait de nous, on le sait d’eux. Merci donc de lancer aussi votre : « Ils t’ont montré ce qu’ils ont voulu » aux journalistes qui font les mêmes expéditions au Maroc, au Qatar, en Arabie saoudite et partout ailleurs, ou qui accompagnent notre président dans son avion pour des déplacements à l’étranger. Et notez cet esprit de modération qui m’interdit d’appuyer en suggérant de répertorier les mangeoires annexes de nos journalistes vedettes, politologues, analystes économistes télévisuels. De même, je ne hasarderai pas la moindre perfidie sur mes confrères journalistes dans des médias de milliardaires ou de marchands d’armes.

Le Xinjiang

Le Xinjiang est grand comme trois fois la France et, parmi ses pays frontaliers, on remarque l’Afghanistan et le Pakistan (j’y reviendrai dans un prochain article). C’est une région autonome musulmane, agitée périodiquement par des troubles comme la France de Charlie Hebdo et du Bataclan.
Dans un exécrable article qui devrait devenir un contre-exemple d’article honnête et impartial dans les écoles de journalisme, Ursula Gauthier, de l’Obs, a nié l’existence d’un terrorisme ouïghour et même le caractère terroriste d’organisations ouïghoures reconnues comme telles par la communauté des Etats.
Voir son article que LGS a publié intégralement dans le corps d’une critique que j’en ai faite ici : http://www.legrandsoir.info/pourquoi-ursula-gauthier-de-l-obs-a-du-qui...
A le relire aujourd’hui, dans un tombereau de mensonges et d’opinions insoutenables au regard de la déontologie journalistique, on relève sous la plume de la journaliste de l’Obs :
« Les restaurants ouïgours sont maintenant tenus d’offrir à leur clientèle de l’alcool et des cigarettes...
Les fonctionnaires sont tenus de manger publiquement pendant le ramadan…
Tout barbu est bien entendu suspect d’extrémisme religieux, ainsi que toute femme portant le foulard islamique...
Et maintenant, est suspecté d’extrémisme tout jeune qui arrête le tabac ou qui refuse de boire une bière… »
J’ai constaté, de visu, que trois sur quatre des informations d’Ursula Gauthier sont fausses. Trois mensonges épais, compacts, sans un milligramme de vérité qui pourrait permettre d’ergoter pour en nier le caractère crapuleux. Il est logique de supposer par conséquent que la quatrième l’est également, mais je n’ai pu vérifier.
Reprenons les mensonges tranquilles d’Ursula Gauthier, que nul média installé et subventionné n’est venu démentir, ce qui laisse supposer que tous sont ignares ou tous complices :
1) « Les restaurants ouïgours sont maintenant tenus d’offrir à leur clientèle de l’alcool et des cigarettes...
En 12 jours sur place où j’ai séjourné dans des villes et des villages, parcouru des centaines de kilomètres en bus et en avion, je n’ai pas trouvé une goutte d’alcool ni un bout de jambon, ni des cigarettes dans des restaurants. Et si j’ai un regret à formuler, tout à fait inverse à celui d’Ursula Gauthier, c’est que, en trop d’endroits du Xinjiang, la loi religieuse prenne le pas sur la loi de la République chinoise.
Allez, voici l’exception qui confirme la règle : dans une salle de restaurant sans ouverture, un repas nous a été servi avec bière et vin, à la stupéfaction des journalistes. C’est arrivé une fois. Relisez la phrase publiée par l’Obs.
2) Obligation de manger publiquement pendant le ramadan ? Je ne me trouvais pas sur place au moment du jeûne. Bénéfice du doute, même si l’on peut subodorer que...
3) Tout barbu est bien entendu suspect d’extrémisme religieux, ainsi que toute femme portant le foulard islamique...
Ah oui ! la religion opprimée. On m’avait dit ça du Tibet avant que j’aille y voir et que je découvre l’arrogante omniprésence du bouddhisme.
Les Ouighours sont barbus ou pas. Ils portent (ou pas) la coiffe traditionnelle arabe. Quant aux femmes, la plupart portent un foulard noué autour de la tête (une coiffe), plus rarement un foulard noué autour du cou et on en voit nu-têtes. Il faut préciser que la partie nord du Xinjiang où nous nous trouvions, et principalement la ville de Kashgar subissait une température de 30 degrés ou plus et qu’elle est balayée par un vent venu des plaines pelées qui empoussière tout : rues, arbres, fleurs, voitures, vitrines, habits et… cheveux.
4) ... est suspecté d’extrémisme tout jeune qui arrête le tabac ou qui refuse de boire une bière…
Sans commentaire, vraiment.
Dans mon article cité plus haut et dénonçant l’écœurante partialité de l’Obs, je n’avais pas pu traiter ces points-là.

Deux derniers pour la route.

1) Revenue en France parce que les autorités Chinoises n’avaient pas voulu renouveler son visa de journaliste, accueillie chez nous comme une victime « expulsée » (2), elle se répandit dans les médias en nouveaux mensonges et perfidies. Les raisons de son expulsion ? C’est parce qu’elle n’avait pas voulu écrire sous la dictée du gouvernement chinois. Voir http://www.legrandsoir.info/ursula-gauthier-est-en-france-helas.html
2) Comme sa charge sur le Xinjiang lui paraissait trop modérée, Ursula Gauthier a élargi son champ pour épandage de venin. Le lundi 5 janvier 2016, elle était l’invitée du « Petit Journal » de Yan Barthès sur Canal Plus. http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-le-petit-journal/pid6515-le-peti...
Elle a craché : « La Chine est le premier pollueur du monde. ».
Dans Le Grand Soir, Vladimir Marciac avait persiflé : « C’est aussi celui où l’on consomme le plus d’oxygène en respirant… [mais] les émissions de CO2 en tonne par habitant sont deux fois plus élevées aux USA et un Chinois ne produit pas plus de CO2 qu’un Français. » Voir http://www.legrandsoir.info/ursula-gauthier-est-en-france-helas.html
Pour ma part, j’ai vu Pékin trois fois ces dernières années. Du 38 ème étage de l’immeuble de la télévision CCTV où l’on m’avait convié le 3 juin 2016 à parler pendant une demi-heure de sujets que j’affectionne (Robert Ménard et le dalaï lama !) on surplombe la capitale chinoise. Elle était noyée dans une sorte de brouillard indéfinissable. Il était 10 heures et deux journalistes m’assuraient que c’était la brume matinale, que ça allait se lever… C’était vrai en partie. A midi, on voyait Pékin à nos pieds, mais pas le soleil.
Il en va autrement au Xinjiang. Les découvertes les plus surprenantes que j’ai faites sont la vision de champs interminables de panneaux solaires longeant l’autoroute qui conduit à Kashgar et la sarabande de milliers et milliers de scooters électriques, moyen principal de transport urbain pour les Ouïghours et Ouïghoures (oui, elles conduisent, avec ou sans foulard, mais jamais avec un casque).
Bref, s’il est juste de dire que Pékin est pollué au-delà du raisonnable, que la Chine utilise le charbon comme nous l’avons fait (La Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) est l’ancêtre de l’Union européenne) il faut ajouter que la Chine déploie dans le même temps des efforts gigantesques pour préserver l’environnement, là où elle le peut, là où cela n’entrave pas sa modernisation, sa mise à niveau avec des pays comme le nôtre.
A suivre…
Maxime VIVAS
(1) « Les Chinois sont des hommes comme les autres » titre d’un livre de mon ami Zheng Ruolin publié chez Denoël et dont j’ai rendu compte ici : http://www.legrandsoir.info/les-chinois-sont-des-hommes-comme-les-autres.html
(2) Dans l’ensemble de la presse, c’est à qui s’égosilla le plus pour fustiger la Chine. Reporters sans frontières (dont le nouveau patron ne vaut pas mieux que le maire de Béziers qui dirigea pendant 25 ans cette fausse ONG) faillit s’étrangler. Se mêlant à d’autres syndicats de journalistes, le SNJ-CGT, d’habitude mieux inspiré, y alla de son communiqué corporatiste qui fut une mauvaise action contre la Chine, la vérité et les journalistes honnêtes.
Voici ce qu’ils écrivirent, et qui ne résistera pas au jugement du temps :
« Chine : Les syndicats français indignés par les méthodes de Pékin contre la journaliste Ursula Gauthier
Ursula Gauthier, la correspondante en Chine de l’hebdomadaire français L’Obs, est menacée d’expulsion le 31 décembre suite au non-renouvellement de son accréditation et de son visa.
La journaliste est visée depuis un mois par une série d’attaques dans la presse officielle après la parution d’un article le 18 novembre dénonçant la répression chinoise au Xinjiang, une région musulmane de l’ouest du pays.
La FIJ avait condamné les campagnes contre la journaliste française.
Les syndicats de journalistes français (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, membres de la FIJ/FEJ) apportent leur solidarité à notre consoeur.
Ils appellent les autorités chinoises à revenir sans conditions sur leur décision et à renouveler l’accréditation de Mme Gauthier ainsi que son visa.
Une décision d’expulser la journaliste française sera considérée comme une grave atteinte à la liberté de la presse, au droit d’expression, à la liberté des journalistes de faire leur métier en tout lieu et circonstances.
Un an après l’attaque contre Charlie Hebdo, une décision d’expulsion de Mme Gauthier de Pékin ne pourrait qu’être un mauvais signe venant de ce grand pays qu’est la Chine.
Paris le 26/12/2015 ».
Rappel du GS : « Informer n’est pas une liberté pour la presse mais un devoir ».
Les scooters : https://youtu.be/DcridUv-8P4
URL de cet article 30484
http://www.legrandsoir.info/1-le-xinjiang-tel-que-nos-medias-ne-vous-le-raconteront-pas.html

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