Les Etats-Unis auraient essayé de réaliser un coup militaire en Syrie durant des années

par Yvan Catel  -  24 Décembre 2015, 17:25

Les Etats-Unis auraient essayé de réaliser un coup militaire en Syrie durant des années

Désinformation totale de nos médias ou comment transformer un président élu en un tyran !!!

ceci est aussi valable pour le Venezuela, Cuba et tous les pays Sud-Américains ainsi que la Russie et la Chine qui ont osé se libérer du joug de l'Empire US et de ses sbires de l'Europe...le Régime US et ceux de l'Europe devront un jour en répondre devant l'Histoire.

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L'administration Obama a poursuivi des communications secrètes sur plusieurs années avec le gouvernement syrien dans une tentative de renverser Assad, selon des responsables américains et arabes.

Contrairement à de nombreuses fuites sur une communication appuyée entre la Maison Blanche et Téhéran, les relations avec Damas sont toujours restées très secrètes et limitées.

Les révélations, apportées par le Wall Street Journal, se basent sur des entretiens avec plus d'une vingtaine de personnes, dont des responsables américains toujours en service ou à la retraite, ainsi que des fonctionnaires et des diplomates arabes. La plupart de ces contacts n'ont jamais été signalés.

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Les responsables américains ont déclaré que les communications avec le régime venaient par à-coups et portaient sur des questions spécifiques. À certains moments, les hauts fonctionnaires ont discuté directement ensemble, à d'autres, ils se sont envoyés des messages via des intermédiaires tels que la Russie et l'Iran.

Un échec dans la tentative d'écarter Assad du pouvoir

En 2011, alors que les protestations contre le gouvernement syrien ont commencé à s'intensifier, les responsasbles du renseignement américains ont identifié des officiers appartenant à la minorité alaouite dont fait partie Bachar el-Assad et qui pourraient potentiellement entraîner un changement de régime, selon d'anciens responsables américains et européens.

«La politique de la Maison-Blanche en 2011 était d'obtenir une transition en Syrie en trouvant des brèches dans le régime en poussant les partisans du président Assad à l'abandonner», a déclaré un ancien responsable de l'administration.

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En Août 2011, Barack Obama a appelé publiquement Bachar el-Assad à démissionner. Mais plutôt que de réussir à faire partir le président du pouvoir, ces tentatives de l'affaiblir ont au contraire, pu dans une certaine mesure, renforcer son soutien et sa légitimité.

Cela a contribué à alimenter les querelles actuelles entre les puissances mondiales sur l'avenir du dirigeant syrien et a également entravé les efforts de lutte contre l'Etat islamique.

Un des hauts responsables américains a expliqué que l'administration Obama avait réfléchi à réduire ses bombardements pour faciliter le succès d'un cessez-le feu dans la durée.

Tout au long du conflit, la stratégie de la pression militaire et stratégique sur le gouvernement syrien a échoué à de maintes reprises, entraînant de nombreux et réguliers changements de tactiques.

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«Ce régime est très souple politiquement. Ils [ses membres] sont très intelligents», a déclaré Robert Ford, l'ancien ambassadeur américain à Damas. «Ils exploitent toutes les faiblesses possibles».

De la diplomatie au soutien aux rebelles

À l'été de 2012, la stratégie de la Maison Blanche d'orchestrer un changement de régime avait échoué. Les États-Unis ont alors opté pour le soutien aux rebelles, mais les progrès étaient trop lents.

À l'été 2012, l'administration a envoyé des avertissements, via la Russie et l'Iran à Bachar el-Assad, de ne pas utiliser d'armes chimiques à grande échelle, a affirmé les responsables américains.

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Ces derniers se sont également entretenus avec leurs homologues syriens directement. Le secrétaire d'Etat adjoint William Burns, qui a pris sa retraite l'an dernier, a passé deux appels téléphoniques au ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al-Moallem pour relayer les avertissements des responsables américains.

L'administration Obama a plus tard changé de tactique et est revenu à la diplomatie afin d'obtenir le retour du gouvernement syrien à la table des négociations.

Au centre de cet effort se trouvait un homme d'affaires, Khaled Ahmad, qui était également le confident de Bachar el-Assad. Il a servi comme principal interlocuteur du dirigeant syrien au cours des dernières années avec des responsables occidentaux, y compris des diplomates américains, a affirmé le Wall Street Journal, ajoutant que M. Ahmad, sollicité sur le sujet, n'a pas répondu à leurs questions.

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«Assad était à la recherche d'une communication avec la Maison Blanche», a déclaré Joshua Landis, un expert en Syrie et professeur à l'Université de l'Oklahoma. «M. Ahmad, un homme d'affaires de la province de Homs, était son homme de pointe», a-t-il ajouté.

À la fin de l'année 2013, l'ancien ambassadeur à Damas et envoyé spécial de l'administration Obama sur la Syrie a rencontré Khaled Ahmad à Genève avant des pourparlers de paix prévus dans la ville helvète.

Le responsable américain a expliqué à Ahmad que les Etats-Unis étaient toujours à la recherche d'une transition politique pour le pays. Ce dernier a répondu que les Etats-Unis et l'Occident devaient apporter leur aide au gouvernement syrien dans sa lutte contre le terrorisme.

La montée de l'Etat islamique en 2013 a pris l'administration américaine au dépourvu, tandiq que Bachar el-Assad y a trouvé une meilleure ouverture pour se positionner comme un partenaire dans une lutte contre le terrorisme dans la région, explique le WSJ.

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Pour Ibrahim Hamidi, un journaliste syrien qui jusqu'en 2013 a dirigé le bureau de Damas pour le journal pan-arabe Al Hayat «Le régime a retrouvé sa légitimité». «Toute communication avec les Etats-Unis, leur donne cette légitimité», explique-t-il.

Au printemps 2015, un ancien responsable de la Maison Blanche, Steve Simon, a rencontré le président syrien à Damas lors d'une visite initié et organisé par Khaled Ahmad.

A l'issue de cette rencontre, l'homme a déclaré que le gouvernement était prêt à predre immédiatement des mesures pour satisfaire la communauté internationale, à savoir, arrêter le larguage de bombes, focaliser son effort de guerre sur l'Etat islamique plus que sur les rebelles antigouvernementaux et coopérer avec les Etats-Unis pour l'instauration d'une cessez-le-feu efficace.

Dans les mois qui ont suivi, un nouveau débat à émergé au sein de la maison Blanche pour savoir si les Etats-Unis allaient accrître leur hostilité à Bachar el-Assad ou s'ils mettraient en priorité la lutte contre Daesh, mettant de côté l'opposition au gouvernement syrien.

Source :https://francais.rt.com/