Nelson Mandela 1918-2013 : il savait qui étaient les vrais défenseurs des opprimés !

par Yvan Catel  -  6 Décembre 2013, 11:50

Procès de Rivonia 1963, sa déclaration fut son testament politique :

"Toute ma vie, je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir." (Nelson Mandela, accusé de sabotage, destruction de biens (tous deux passibles de la peine de mort), violation de la loi sur l’interdiction du communisme).

Le 5 août 1962, Nelson Mandela est arrêté après dix-sept mois de clandestinité et est emprisonné au fort de Johannesburg. Son arrestation a été rendue possible par des informations communiquées par la Central Intelligence Agency (CIA), sur la cachette et le déguisement de Mandela en chauffeur de voiture à ses homologues sud-africains en échange de la libération de l’un de ses agents infiltrés, alors détenus par la police sud-africaine. Mandela est en effet considéré par ces organisations comme terroristes et communiste dans le contexte de guerre froide, où « l’idéologie de l’apartheid s’affichait comme ligne de défense de l’Occident » très dépendant des minéraux et métaux (or, platine, chrome, manganèse, uranium, antimoine, diamant…) dont l’Afrique du Sud, « gardienne de la route maritime du Cap » est l’un des principaux producteurs mondiaux du monde libre.

CUBA, premier pays visité par Nelson Mandela en temps que Président : Mr Obama, n'y voyez--vous pas un signe ?

Lettre de Mandela au peuple cubain (extraits) :

...Le peuple cubain occupe une place spéciale dans le cœur des peuples de l’Afrique, les internationalistes cubains ont effectué une contribution à l’indépendance, à la liberté et à la justice en Afrique qui n’a pas d’équivalent par les principes et le désintéressement qui la caractérisent.

Dès l’origine, la Révolution cubaine a été une source d’inspiration pour tous les peuples épris de liberté. Nous admirons le sacrifice du peuple cubain pour préserver son indépendance et sa souveraineté, face à la perfide campagne impérialiste orchestrée pour détruire les impressionnants acquis de la Révolution cubaine.

Nous voulons également être maîtres de notre propre destin. Nous sommes décidés à faire en sorte que le peuple d’Afrique du Sud forge son futur et continue à exercer pleinement ses droits démocratiques après la libération de l’apartheid. Nous ne voulons pas que la participation populaire cesse après la disparition de l’Apartheid. Nous voulons que le moment même de la libération ouvre le chemin à une démocratie de plus en plus grande.

Nous admirons les acquis de la Révolution cubaine dans le domaine de l’assistance sociale. Nous apprécions la manière avec laquelle un pays auquel on avait imposé un retard s’est transformé. Nous reconnaissons les avancées dans les domaines de la santé, l’éducation et la science.

Nous pouvons apprendre beaucoup de choses de son expérience. Nous somme particulièrement émus par l’affirmation du lien historique avec le continent africain et ses peuples. Son engagement immuable à l’éradication du racisme n’a pas de parallèle.

Mais la leçon la plus importante que vous pouvez nous offrir est que peu importe l’adversité, peu importent les difficultés contre lesquelles il faut lutter, il ne faut jamais se rendre !

C’est une affaire de liberté ou de mort ! .....

...Nous honorons également Che Guevara, dont les prouesses révolutionnaires – y compris sur notre continent – furent d’une telle ampleur qu’aucun fonctionnaire chargé de censure dans notre prison nu put les occulter. La vie du Che est inspiration pour tout être humain qui aime la liberté. Nous honorerons éternellement sa mémoire.

Nous sommes venus ici avec beaucoup d’humilité. Nous sommes venus ici avec beaucoup d’émotion. Nous sommes venus ici conscients de la grande dette que nous avons à l’égard du peuple de Cuba. Quel autre pays pourrait prétendre à plus d’altruisme que celui que Cuba à appliqué dans ses relations avec l’Afrique ? Combien de pays au monde bénéficient de l’œuvre des travailleurs de la santé et des éducateurs cubains ? Combien d’entre eux se trouvent en Afrique ?

Où se trouve le pays ayant sollicité une aide de Cuba qui lui à été refusée ?

Combien de pays menacés par l’impérialisme ou qui luttent pour leur libération nationale ont pu compter sur le soutient de Cuba ?

Je me trouvais en prison que j’ai appris pour la première fois l’existence de l’aide massive que les forces internationalistes cubaines étaient en train de fournir au peuple de l’Angola –à une telle échelle qu’il nous était difficile d’y croire – quand les angolais ont été attaqués conjointement par les troupes sud-africaines, le Front national de libération de l’Angola (FNLA) financé par la CIA, les mercenaires et les forces de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (UNITA) et du Zaïre en 1975.

C’est dans un tel contexte que nous apprécions très profondément notre amitié avec Cuba. Quand vous, camarade Fidel, avez dit hier que notre cause était votre cause, je sais que ce sentiment du fond du cœur et que c’est le sentiment de tout le peuple de Cuba révolutionnaire.

Nous sommes unis car nos organisations, le Parti communiste de Cuba et l’ANC, luttent pour la défense des masses opprimées, pour que ceux qui créent la richesse en obtiennent les fruits. Votre grand apôtre José Martì dit : « Je veux unir mon destin aux pauvres de la terre ».

Nous, à l’ANC, serons toujours du côté des pauvres et des sans-droits. Non seulement nous serons à leur côtés, mais nous allons faire en sorte que tôt ou tard les pauvres et sans-droits contrôlent la terre sur laquelle ils sont nés et que – comme le stipule la Charte de la Liberté – ce soit le peuple qui gouverne. Et quand viendra ce moment-là, il viendra non seulement grâce à notre propre effort, mais également grâce à la solidarité, au soutient et à la stimulation du grand peuple cubain.

J'ai été honoré de la distinction la plus élevée que ce pays puisse concéder. Je me sens indigne de cette décoration car je pense que je ne la mérite pas.

C’est une récompense que l’on doit octroyer à ceux qui ont déjà conquis l’indépendance de leur peuple. Mais c’est une source d’inspiration et de force renouvelée de voir que cette distinction s’adresse au peuple d’Afrique du Sud en guise de reconnaissance de sa combativité et de sa lutte pour la liberté.

Nous espérons sincèrement que dans les temps à venir nous serons dignes de la confiance exprimée à notre égard dans cette décoration.

Vive la Révolution Cubaine !

Vive le camarade Fidel Castro !

Que disait Nelson Mandela de la situation Libyenne et de Mr Khadafi ?

khadafi est notre guide à tous. Aucun dirigeant Africain n'aura jamais sa stature son aura et sa prestance. C'est un bâtisseur; quand je regarde ce que cet homme a fait de son pays malgré les tempêtes occidentales déguisées en missiles qui ont tué ses enfants,il n'a pas lâché prise, il n'a pas eu peur. Cet homme est assurément un homme de Dieu. Il faut pouvoir tutoyer Dieu pour avoir cette maîtrise. Il a fait de la Lybie un pays prospère, pas endetté, et qui a investi dans les économies d'Afrique noire. Certains de ces dirigeants africains se sont empressés de geler les avoirs libyens (Gambie et autres). Le Sénégal reconnaitre le CNT, l'Afrique du SUD qui vient de se prononcer, mais nous savons que Zuma st une Girouette. Ils ont oublié que l'ANC a été soutenu par Khadafi lorsque Nelson Mandela a été emprisonné. khadafi est un des rares dirigeants à avoir soutenu Madiba alias Mandela. Pourquoi ne l'entend -t-on pas? pourquoi cet homme qui a l'oreille des occidentaux ne pèse t-il pas de son poids pour que cesse la galère de la population libyenne?

Nelson Mandela 1918-2013 : il savait qui étaient les vrais défenseurs des opprimés !